Congé maternité infirmière libérale : droits et organisation
Publié en juillet 2026. Contenu vérifié par l’équipe Transmedical, secrétaires médicales spécialisées en nomenclature NGAP et infirmière coordinatrice.
Vous préparez votre congé maternité et vous cherchez des chiffres fiables. Combien allez-vous percevoir ? Combien de temps pouvez-vous vous arrêter sans perdre vos indemnités ? Qui va facturer vos tournées pendant votre absence ?
Les réponses existent, mais elles sont éclatées entre la CPAM, l’URSSAF, la CARPIMKO et l’Ordre national des infirmiers. Beaucoup d’IDEL découvrent trop tard qu’un document manquant décale un versement de plusieurs semaines.
Votre statut d’auxiliaire médical conventionné vous place dans un régime particulier, le régime PAMC. Vos montants ne se calculent pas comme ceux d’une salariée, ni comme ceux d’une travailleuse indépendante classique.
Cet article reprend les règles 2026, les montants publiés par l’Assurance Maladie et le calendrier des démarches. Il traite aussi la partie que presque personne n’aborde : ce que devient votre facturation quand vous vous arrêtez. Si vous cherchez plutôt les règles applicables à un arrêt de travail pour maladie, le cadre est différent.
Sécurisez votre facturation avant de vous arrêter, pas à votre retour.
Découvrir le serviceVos droits au congé maternité en tant qu’IDEL
Repère visuel
Ce que la CPAM indemnise vraiment
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16
semaines pour un premier enfant ou avec un enfant à charge
26
semaines à partir de deux enfants déjà à votre charge
34
semaines en cas de jumeaux, 46 semaines pour des triplés
Durées légales publiées par l’Assurance Maladie pour le régime des praticiens et auxiliaires médicaux. Vous pouvez prendre un congé plus court, le plancher indemnisable reste de 8 semaines.
Le régime PAMC, votre cadre de référence
Une infirmière libérale conventionnée relève du régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés, le régime PAMC. Ce régime est rattaché au régime général et géré par votre CPAM.
Cette affiliation change tout. Vos prestations maternité ne sont pas calculées comme celles d’une salariée, et elles diffèrent aussi de celles des travailleuses indépendantes non professionnelles de santé.
Le statut d’exercice ne modifie pas l’ouverture des droits. Titulaire, collaboratrice ou remplaçante, vous relevez du même régime dès lors que vous êtes conventionnée et affiliée à titre personnel.
Quelles conditions pour ouvrir vos droits ?
L’Assurance Maladie pose trois conditions cumulatives pour les PAMC :
- justifier d’une durée minimale d’affiliation au régime à la date prévue de votre accouchement ;
- être à jour du paiement de vos cotisations échues à cette même date ;
- cesser toute activité professionnelle pendant au moins 8 semaines, dont 6 après l’accouchement.
Un point mérite votre attention. La page ameli consacrée aux prestations maternité des PAMC mentionne 6 mois d’affiliation. La page consacrée à la durée du congé maternité des praticiens et auxiliaires médicaux évoque 10 mois.
Cette divergence n’est pas anodine si vous venez de vous installer. Faites confirmer votre situation par écrit auprès de votre CPAM avant de bâtir votre budget sur une hypothèse.
La condition de cotisations à jour est celle qui pénalise le plus souvent. Un échéancier de paiement en cours peut suffire à vous faire sortir de la catégorie des cotisants à jour.
Combien de temps pouvez-vous vous arrêter ?
La durée légale dépend du nombre d’enfants attendus et du nombre d’enfants déjà à votre charge. Voici les durées publiées par l’Assurance Maladie pour le régime des praticiens et auxiliaires médicaux.
| Votre situation | Prénatal | Postnatal | Total |
|---|---|---|---|
| Premier enfant | 6 semaines | 10 semaines | 16 semaines |
| Un enfant, avec un enfant déjà à charge | 6 semaines | 10 semaines | 16 semaines |
| Un enfant, avec au moins deux enfants à charge | 8 semaines | 18 semaines | 26 semaines |
| Jumeaux | 12 semaines | 22 semaines | 34 semaines |
| Triplés ou plus | 24 semaines | 22 semaines | 46 semaines |
Vous pouvez prendre un congé plus court que cette durée maximale. Le plancher indemnisable reste identique : 8 semaines d’arrêt, dont 6 après la naissance.
Reporter, avancer, aménager : ce que la CPAM autorise
Trois aménagements existent et sont peu connus des IDEL.
Vous pouvez reporter jusqu’à 3 semaines de congé prénatal sur la période postnatale. Ce report se fait sur prescription médicale, en une fois ou de manière fractionnée. La demande doit parvenir à votre caisse au plus tard la veille du début prévu du congé.
Vous pouvez à l’inverse avancer le début du congé prénatal de 2 semaines. Cette possibilité suppose que votre foyer compte déjà au moins deux enfants à charge. L’avance atteint 4 semaines pour des jumeaux, avec réduction équivalente du postnatal.
En cas d’accouchement prématuré de moins de 6 semaines, la durée totale du congé n’est pas réduite. Le prénatal non pris bascule automatiquement sur le postnatal.
Combien touche une infirmière libérale en congé maternité ?
Montants 2026, régime PAMC
4 005 €
Allocation forfaitaire de repos maternel
Égale au plafond mensuel de la sécurité sociale. Versée en deux fois, au début du congé puis après la période obligatoire de 8 semaines.
65,84 €
Plafond de l’indemnité journalière forfaitaire
Soit 1/730 du plafond annuel de la sécurité sociale. Le montant réel dépend de vos revenus cotisés transmis par l’URSSAF.
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11 379 €
Total indicatif sur un congé de 16 semaines au plafond
Calcul illustratif. Votre montant réel dépend de vos revenus cotisés et de la durée effective de votre arrêt. Le simulateur de l’Assurance Maladie donne une estimation personnalisée.
Ces prestations compensent une perte de revenu. Elles ne financent pas vos charges professionnelles, qui continuent de courir pendant toute votre absence.
Votre indemnisation repose sur deux versements distincts, cumulables. Les montants 2026 sont indexés sur le plafond de la sécurité sociale, fixé à 4 005 € par mois et 48 060 € par an.
L’allocation forfaitaire de repos maternel
Son montant suit la valeur mensuelle du plafond de la sécurité sociale en vigueur au premier versement. Il atteint 4 005 € au 1er janvier 2026.
Elle est versée en deux fois. Une moitié arrive au début du congé, l’autre à la fin de la période obligatoire de 8 semaines. Un accouchement avant la fin du 7e mois déclenche un versement unique de la totalité.
Le premier versement suppose l’envoi de la feuille d’examen prénatal du 7e mois. Le second suppose la transmission du certificat médical d’accouchement.
L’indemnité journalière forfaitaire
Elle est versée pour chaque jour de cessation d’activité, dans la limite des durées légales de congé. Son montant se calcule à partir de vos revenus cotisés transmis par l’URSSAF.
Le plafond, lui, est fixe. Il s’établit à 65,84 € par jour au 1er janvier 2026, soit 1/730 du plafond annuel de la sécurité sociale. Ce montant est revalorisé chaque 1er janvier.
Ces indemnités sont soumises à la CSG, à la CRDS et à l’impôt sur le revenu. Votre caisse les calcule seule, à partir des données URSSAF, sans justificatif de revenus supplémentaire à fournir.
Un ordre de grandeur, à titre indicatif
Prenons une IDEL au plafond, sur un premier enfant, avec 16 semaines de congé soit 112 jours.
L’indemnité journalière représente 112 x 65,84 €, auxquels s’ajoute l’allocation de 4 005 €. Le total avoisine 11 379 € bruts sur la période, avant prélèvements sociaux et fiscaux.
Ce calcul est purement illustratif. Votre montant réel dépend de vos revenus cotisés et de la durée effective de votre arrêt. Le simulateur d’indemnités journalières de l’Assurance Maladie donne une estimation personnalisée.
Le trou que personne ne comble : vos frais fixes
Ces prestations compensent une perte de revenu. Elles ne financent pas vos charges professionnelles, qui continuent de courir pendant votre absence.
Loyer du cabinet, assurance responsabilité civile professionnelle, abonnement logiciel, téléphonie, véhicule, cotisations : le compteur tourne. Sur 16 semaines, l’écart entre indemnités perçues et charges réelles se creuse vite.
Situation fréquente : une IDEL titulaire budgète son congé sur la seule base des indemnités CPAM. Au deuxième mois, elle découvre que ses prélèvements URSSAF et CARPIMKO n’ont pas été ajustés. Cet exemple est illustratif, mais le mécanisme est réel et se répète chaque année.
Anticiper la trésorerie reste le meilleur amortisseur. Regarder de près vos cotisations CARPIMKO et URSSAF avant l’arrêt fait partie de cette préparation.
Vos charges tournent pendant votre congé, votre facturation aussi. Notre forfait est fixe et connu à l’avance.
Voir les tarifsLe congé supplémentaire de naissance depuis juillet 2026
Nouveau droit, LFSS 2026
Une fenêtre de 9 mois pour poser 1 ou 2 mois de plus
Faites défiler le schéma horizontalement
01
6 mois d’affiliation à la date de début du congé
02
Suspension temporaire de l’activité sur toute la durée
03
56 jours de congé maternité déjà pris au préalable
04
Cotisations à jour, condition propre aux PAMC
Un droit nouveau, ouvert aux PAMC
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a créé un congé supplémentaire de naissance, effectif depuis le 1er juillet 2026. Il ne remplace aucun congé existant : il s’ajoute au congé maternité, paternité ou d’adoption.
Les praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés figurent explicitement parmi les bénéficiaires, au même titre que les salariés, les autres indépendants et les demandeurs d’emploi. La mère, le père et le conjoint de la mère peuvent en bénéficier.
Sont concernés les parents d’enfants nés ou arrivés au foyer à partir du 1er janvier 2026. Les enfants nés prématurément avant cette date, mais attendus après, ouvrent aussi le droit.
Durée, fractionnement et délai de 9 mois
Le congé dure 1 ou 2 mois, au choix. Vous pouvez le prendre en une seule fois, ou fractionner les deux mois en deux périodes distinctes.
Les deux parents peuvent le prendre simultanément ou en alternance. Le calcul se fait de date à date : un congé démarré le 15 juillet se termine le 14 août.
Le congé doit débuter dans les 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant. Ce délai est allongé lorsque le congé maternité l’a été, par exemple en cas de naissances multiples.
Ce que vous devez avoir fait avant
Pour un PAMC, quatre conditions s’appliquent :
- justifier de 6 mois d’affiliation à la date de début du congé ;
- suspendre temporairement votre activité pendant toute sa durée ;
- avoir pris au préalable la période minimale obligatoire de congé maternité, soit 56 jours ;
- être à jour de vos cotisations.
Combien percevrez-vous ?
Pour les PAMC, un taux de dégressivité s’applique à l’indemnité journalière forfaitaire, plafonnée à 65,84 € en 2026. Le coefficient est de 0,7 le premier mois et de 0,6 le second.
Ce congé ne se cumule pas avec les indemnités journalières de maternité ou de paternité. Le non-cumul vaut aussi avec la PreParE et avec le complément de libre choix du mode de garde.
La démarche, à faire vous-même
Aucun employeur ne transmet le dossier à votre place. Les indépendants et les PAMC déposent leur demande dès le début du congé, via un téléservice dédié.
Vous y renseignez votre numéro de sécurité sociale, un extrait d’acte de naissance et la période de congé. S’y ajoutent la date du dernier jour travaillé et une attestation de suspension d’activité.
Grossesse pathologique, arrêt anticipé et prévoyance
Qui couvre quoi, et à quel moment
Avant le congé maternité
Arrêt lié à une grossesse pathologique
- Arrêt de travail prescrit, hors congé maternité
- CARPIMKO en relais après une durée d’arrêt significative
- Prévoyance mobilisable si le contrat ne l’exclut pas
- Congé pathologique de 30 jours maximum en prénatal
Pendant le congé maternité
Indemnisation par votre CPAM
- Allocation forfaitaire de repos maternel
- Indemnité journalière forfaitaire, plafond 65,84 €
- Aucun versement de prévoyance sur cette période
- Non-cumul avec les prestations de la CARPIMKO
Les règles de la CARPIMKO évoluent régulièrement. Faites confirmer votre situation par votre caisse et relisez vos conditions générales de prévoyance dès le premier trimestre.
S’arrêter avant le congé maternité
Une grossesse difficile peut imposer un arrêt bien avant le début du congé prénatal. Ce temps ne relève pas du congé maternité mais de l’arrêt de travail.
Un congé pathologique prescrit par votre médecin permet aussi d’ajouter jusqu’à 30 jours en prénatal. Une autre option consiste à répartir des périodes de 15 jours entre prénatal et postnatal. Cette prescription suppose que votre grossesse ait été déclarée.
Ce que la CARPIMKO prend en charge, et ce qu’elle ne prend plus
La CARPIMKO intervient au titre du régime invalidité-décès, pas au titre du congé maternité lui-même. Ses indemnités journalières démarrent après une durée d’arrêt significative, ce qui laisse une période initiale non couverte.
Depuis 2025, ses prestations ne se cumulent plus avec les prestations maternité versées par la CPAM sur la même période. Le régime s’est resserré, et les modalités évoluent régulièrement.
Contactez directement votre caisse pour connaître les règles applicables à votre dossier. Les conditions d’exonération de cotisations en cas d’incapacité prolongée méritent la même vérification.
Votre contrat de prévoyance mérite une relecture
Aucun contrat de prévoyance ne versera d’indemnités pendant le congé maternité légal lui-même. Son intérêt se situe avant, sur la période d’arrêt liée à une grossesse pathologique.
Certains contrats excluent purement et simplement la grossesse pathologique. D’autres l’encadrent par des délais de carence longs. Relisez vos conditions générales pendant le premier trimestre, pas au moment de l’arrêt.
Les garanties de prévoyance complémentaire pour IDEL se choisissent en fonction de ces angles morts, et non sur le seul critère du tarif.
Le rétroplanning de vos démarches
Calendrier
Quatre jalons à ne pas manquer
01
Avant la fin du 3e mois
Déclaration de grossesse à la CPAM et à la CAF. Vérification des cotisations à jour.
02
Au 7e mois
Feuille d’examen prénatal, attestation médicale de début de congé, attestation sur l’honneur de cessation d’activité.
03
À l’accouchement
Certificat médical d’accouchement. Signalement de toute modification de durée du congé.
04
En parallèle, URSSAF et CARPIMKO
Estimation de revenus pour recalculer vos cotisations provisoires et obtenir un nouvel échéancier.
Avant la fin du 3e mois
Déclarez votre grossesse à votre CPAM et à votre CAF. Cette déclaration conditionne l’ouverture de vos droits et le déclenchement de la prise en charge de vos frais médicaux.
C’est aussi le bon moment pour vérifier que vos cotisations sont à jour, condition dont dépendent les deux prestations.
Au 7e mois
Transmettez la feuille d’examen prénatal du 7e mois. Elle déclenche le premier versement de l’allocation forfaitaire de repos maternel.
Adressez également l’attestation médicale constatant le début de votre congé maternité, accompagnée de votre attestation sur l’honneur de cessation d’activité. Les imprimés du carnet de maternité PAMC évitent les oublis de mentions.
À l’accouchement
Envoyez le certificat médical d’accouchement. Il conditionne le second versement de l’allocation.
Signalez toute modification de durée : accouchement prématuré, hospitalisation du nouveau-né, congé pathologique postnatal. Chaque situation dispose de son imprimé dédié dans le carnet de maternité.
Auprès de l’URSSAF et de la CARPIMKO
Vos cotisations provisionnelles sont calculées sur vos revenus antérieurs. Un congé de 16 semaines fait mécaniquement chuter votre revenu annuel, sans que vos échéances ne s’ajustent d’elles-mêmes.
L’URSSAF met à disposition un service d’estimation de revenus qui recalcule vos cotisations provisoires et édite un nouvel échéancier. Aucune pénalité n’est appliquée en cas d’écart entre revenu estimé et revenu réel.
Ce que nous constatons régulièrement : l’estimation de revenus est faite après le retour de congé, une fois la trésorerie déjà tendue. Faites-la au moment où vous transmettez votre attestation de cessation d’activité. Le détail des échéances et de la télédéclaration URSSAF vous aidera à cadrer la démarche.
Organiser le remplacement et la continuité des soins
Circuit des honoraires
Qui facture, qui encaisse, qui reverse
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| À vérifier avant de signer | Où le vérifier |
|---|---|
| Inscription au tableau de l’Ordre | Conseil départemental de l’Ordre des infirmiers |
| Autorisation de remplacement en cours de validité | Ordre national des infirmiers, valable un an renouvelable |
| Conventionnement CPAM | Caisse primaire, expérience infirmière requise |
| Contrat de remplacement écrit | Obligatoire au-delà de 24 heures, transmis à l’Ordre |
Une facturation réalisée par un remplaçant non autorisé peut être contestée par la caisse. La vérification se fait avant la signature, pas après le premier mois de tournée.
Le cadre juridique du remplacement IDEL
Le remplacement permet à un confrère d’exercer en vos lieu et place pendant votre indisponibilité. Le Code de la santé publique encadre strictement cette possibilité.
Le contrat de remplacement est obligatoire dès que le remplacement dépasse 24 heures. Il doit être transmis au conseil départemental de l’Ordre, qui met à disposition un modèle rédigé par ses juristes.
Un remplacement ne peut être conclu pour une durée indéterminée. Sa durée correspond à celle de votre indisponibilité, ce qui rend le congé maternité particulièrement lisible sur ce point.
Les conditions à vérifier chez votre remplaçante
Votre remplaçante doit être inscrite au tableau de l’Ordre et détenir une autorisation de remplacement, valable un an et renouvelable. L’Ordre recommande d’anticiper le renouvellement de deux mois.
Elle doit également être conventionnée auprès de la CPAM, ce qui suppose une expérience infirmière suffisante acquise au cours des dernières années. Un remplaçant ne peut par ailleurs, en principe, remplacer plus de deux infirmiers simultanément.
Vérifiez ces éléments avant la signature, pas après. Une facturation réalisée par un remplaçant non autorisé peut être contestée par la caisse.
Qui facture pendant votre absence ?
Votre remplaçante facture sous sa propre identité de remplaçante, avec sa propre carte CPS. Votre carte CPS reste personnelle et ne se prête pas, y compris pendant un congé.
Elle encaisse les honoraires et vous reverse une rétrocession selon le pourcentage fixé au contrat. Ce mécanisme diffère de celui de la collaboration libérale, où la logique de reversement s’inverse.
Cette rétrocession constitue un revenu professionnel imposable, sans correspondre à un exercice personnel de votre part. Le point mérite d’être confirmé auprès de votre CPAM et de votre expert-comptable, car il conditionne le maintien de vos indemnités. Le calcul et le traitement fiscal de la rétrocession d’honoraires se préparent en amont du contrat.
Anticiper la passation
Trouver une remplaçante fiable prend du temps, souvent plusieurs mois sur une période longue. Commencez la recherche dès le deuxième trimestre.
Prévoyez une ou deux journées de doublage sur la tournée. Une patientèle chronique, des soins techniques lourds, des accès à domicile particuliers : rien de tout cela ne se transmet correctement par téléphone.
Préparez un dossier de transmission écrit : ordonnances en cours, protocoles, contacts médecins prescripteurs, codes d’accès, particularités de chaque patient. Nos repères pour trouver une remplaçante de confiance détaillent les points à sécuriser.
Facturation et télétransmission pendant votre absence
Chaîne de facturation
Ce qui continue de tourner quand vous vous arrêtez
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Logiciel de facturation
Un outil. Il suppose que quelqu’un s’en serve chaque jour, saisisse, télétransmette et surveille les retours de caisse.
Société de facturation
Un service externalisé. Une secrétaire médicale dédiée assure la chaîne complète, y compris pendant votre absence.
Forfait Transmedical à 165 € HT par mois, fixe, sans pourcentage sur vos honoraires ni frais de dossier.
Les délais ne s’arrêtent pas avec vous
Une feuille de soins électronique doit être télétransmise dans les délais prévus par la convention, comptés à partir de sa sécurisation. Le délai se resserre lorsque le patient a fait l’avance des frais.
Une FSE oubliée pendant votre congé ne disparaît pas : elle se transforme en retard de paiement, puis en rejet à traiter à votre retour. Le fonctionnement détaillé de la feuille de soins électronique reste identique pendant un remplacement.
Rappel utile : la facturation n’est pas la cotation. La cotation consiste à attribuer le bon code NGAP à l’acte réalisé. La facturation désigne l’ensemble du processus qui mène au paiement, jusqu’au traitement des retours NOEMIE.
Les rejets, eux, continuent d’arriver
Les retours NOEMIE tombent pendant votre absence, comme le reste de l’année. Un rejet non traité dans les délais devient un impayé, et la prescription conventionnelle finit par jouer contre vous.
Cas typique chez nos clients : une IDEL rentre de congé maternité et découvre plusieurs semaines de rejets accumulés. Erreurs de saisie de la remplaçante et anomalies de droits patients s’y mélangent. Cet exemple est illustratif, mais le scénario revient régulièrement.
La reprise d’activité avec un nouveau-né laisse peu de disponibilité pour ce travail de fond. C’est souvent à ce moment que la charge administrative devient réellement insoutenable.
Logiciel de facturation ou société de facturation ?
Les deux notions sont souvent confondues. Un logiciel de facturation est un outil que vous utilisez vous-même, ou que votre remplaçante utilise à votre place.
Une société de facturation est un service externalisé. Une secrétaire médicale saisit, télétransmet, suit les retours NOEMIE et traite les rejets, sans que vous ayez à intervenir.
Pendant un congé maternité, la différence devient concrète. Un logiciel suppose que quelqu’un s’en serve. Un service externalisé continue de tourner pendant que vous êtes absente.
Chez Transmedical, votre secrétaire dédiée assure ce suivi pour 165 € HT par mois, forfait fixe, sans pourcentage sur vos honoraires ni frais de dossier. La NGAP évolue par avenants, et nos secrétaires spécialisées vérifient les cotations au fil de ces évolutions.
Rentrez de congé sans arriéré de facturation ni rejets accumulés.
Parler de ma situationQuestions fréquentes sur le congé maternité en libéral
Une remplaçante a-t-elle droit au congé maternité ?
Oui. Les droits sont ouverts quel que soit votre statut d’exercice. Trois conditions suffisent : être conventionnée, affiliée au régime PAMC à titre personnel et à jour de vos cotisations. Une IDEL remplaçante perçoit la même allocation forfaitaire de repos maternel et les mêmes indemnités journalières forfaitaires qu’une titulaire. L’organisation pratique diffère, puisqu’il n’y a pas de tournée à faire reprendre.
Puis-je continuer à travailler un peu pendant mon congé ?
Non, pas si vous souhaitez percevoir vos indemnités journalières. La CPAM exige une cessation totale d’activité professionnelle, avec une attestation sur l’honneur à l’appui. Reprendre quelques tournées, même ponctuellement, remet en cause le versement. Le recours à une remplaçante reste la voie prévue pour assurer la continuité des soins pendant cette période.
Faut-il se radier de l’URSSAF pendant le congé maternité ?
Non, cette démarche serait contre-productive. Une radiation équivaut à une cessation d’activité et vous ferait perdre votre conventionnement, vos indemnités et la possibilité de vous faire remplacer. La bonne démarche consiste à transmettre une estimation de revenus à votre URSSAF pour faire recalculer vos cotisations provisoires et obtenir un nouvel échéancier.
Le père infirmier libéral a-t-il droit à un congé indemnisé ?
Oui. Le père ou le second parent y a droit. Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant s’élève à 25 jours calendaires. La durée passe à 32 jours pour des naissances multiples, avec une première période obligatoire de 7 jours. L’indemnité journalière forfaitaire des indépendants et des PAMC atteint 65,84 € par jour au 1er janvier 2026. Elle suppose 6 mois d’affiliation et une interruption totale d’activité.
Qui gère ma facturation si ma remplaçante se désiste ?
C’est le scénario qui met le plus d’IDEL en difficulté. Sans remplaçante, l’activité s’arrête, mais les FSE déjà émises et les retours de caisse restent à traiter. Une société de facturation prend en charge cette partie indépendamment de votre présence sur le terrain. Le coût de cette continuité se compare utilement au manque à gagner d’un arriéré de plusieurs semaines.
Combien de temps avant la reprise faut-il préparer son retour ?
Comptez trois à quatre semaines. Vérifiez la validité de votre carte CPS, l’état de vos retours NOEMIE, les rejets en attente et les ordonnances arrivées à échéance. Reprenez le contact avec vos prescripteurs et avec votre remplaçante pour la passation inverse. Une reprise préparée évite d’ajouter un rattrapage administratif à la fatigue des premiers mois.
Préparer votre congé sans laisser filer votre facturation
Trois chantiers, une seule période
Vos droits, votre trésorerie, votre cabinet.
Vos droits
Délais, justificatifs et durées se préparent avec votre CPAM dès le troisième mois.
Votre trésorerie
Charges fixes maintenues, cotisations à moduler auprès de l’URSSAF et de la CARPIMKO.
Votre cabinet
Remplaçante fiable et chaîne de facturation qui ne dépend pas de votre présence.
ou appelez le 04 91 32 33 91
Le congé maternité d’une IDEL se joue sur trois plans simultanés. Les droits CPAM, qui reposent sur des délais et des justificatifs précis. La trésorerie, qui doit absorber des charges fixes maintenues. Le cabinet, qui doit continuer de tourner sans vous.
Les deux premiers plans se préparent avec votre caisse, votre URSSAF et votre expert-comptable. Le troisième se prépare avec une remplaçante fiable et une chaîne de facturation qui ne dépend pas de votre présence.
Les montants cités ici sont ceux publiés pour 2026 et sont revalorisés chaque année. La NGAP et la convention nationale évoluent par avenants successifs, et les cotations doivent être vérifiées à la date de réalisation des actes.
Depuis plus de vingt ans, nous accompagnons des infirmières libérales pendant leurs congés, leurs arrêts et leurs reprises d’activité.
Sources
- Assurance Maladie, prestations maternité des PAMC et des conjointes collaboratrices
- Assurance Maladie, durée du congé maternité des praticiens et auxiliaires médicaux
- Assurance Maladie, congé supplémentaire de naissance, conditions et démarches
- Assurance Maladie, indemnités journalières du congé supplémentaire de naissance
- Assurance Maladie, congé de paternité et d’accueil de l’enfant
- Assurance Maladie, simulateur d’indemnités journalières maternité et paternité
- Assurance Maladie, carnet de maternité PAMC, imprimés et démarches
- Ordre national des infirmiers, modèles de contrat de remplacement
- Ordre national des infirmiers, conditions du remplacement libéral
- URSSAF, estimation de revenus des praticiens et auxiliaires médicaux
- CARPIMKO, régimes de retraite et de prévoyance des auxiliaires médicaux
- Service-Public, questions et réponses sur le congé supplémentaire de naissance
Alan Chevereau
Consultant SEO
J’accompagne Transmedical sur ses contenus destinés aux infirmières et infirmiers libéraux. Cet article s’appuie sur les textes publiés par l’Assurance Maladie, l’URSSAF et l’Ordre national des infirmiers. Il a été relu sur le plan métier par l’équipe Transmedical, composée de secrétaires médicales spécialisées en nomenclature NGAP et encadrée par une infirmière coordinatrice.
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