Cotation sonde urinaire IDEL : pose, changement et retrait
Pose, changement, retrait, lavage, autosondage : une sonde urinaire peut correspondre à plusieurs actes NGAP. Les coefficients ne sont pas les mêmes. Le sexe du patient modifie aussi la cotation du cathétérisme et du changement de sonde à demeure.
La difficulté vient souvent d’un raccourci. Une ordonnance mentionne « sonde urinaire » et la cotation semble évidente. Elle ne l’est pas. La NGAP distingue précisément le geste réalisé. Elle prévoit aussi des règles particulières pour l’autosondage, la vessie neurologique et le contexte postopératoire.
Ce guide reprend la NGAP en vigueur au 21 juin 2026 et le cadre de compétences infirmières applicable depuis le 30 juin 2026. Les montants indiqués correspondent aux tarifs vérifiés en août 2026. L’AMI vaut alors 3,15 euros en métropole et 3,30 euros dans les DROM et à Mayotte.
Avant chaque facturation, vérifiez la version actualisée de la NGAP applicable aux IDEL. Une cotation correcte dépend toujours de l’acte réellement réalisé et des conditions prévues par les textes.
Un doute sur une cotation de sonde ou un cumul ? Transmedical peut prendre en charge la cotation, la FSE, la télétransmission et le suivi des rejets. Voir le service de facturation IDEL
Quelle cotation pour une sonde urinaire en 2026 ?
Le geste décide du coefficient
Trois repères à isoler avant de préparer la FSE.
NGAP en vigueur, vérifiez la version actualisée.

La référence utile se trouve au titre XVI de la NGAP, chapitre I, article 6. Cette partie concerne les soins portant sur l’appareil génito-urinaire. Le texte officiel distingue chaque acte par son coefficient.
En août 2026, la valeur de l’AMI est de 3,15 euros en métropole et de 3,30 euros dans les DROM et à Mayotte. L’avenant 11 prévoit une première revalorisation à 3,35 euros, annoncée pour novembre 2026, puis 3,45 euros au 1er novembre 2027.
| Acte NGAP | Cotation | Métropole, août 2026 | DROM et Mayotte, août 2026 |
|---|---|---|---|
| Cathétérisme urétral chez la femme | AMI 3 | 9,45 € | 9,90 € |
| Cathétérisme urétral chez l’homme | AMI 4 | 12,60 € | 13,20 € |
| Changement de sonde à demeure chez la femme | AMI 3 | 9,45 € | 9,90 € |
| Changement de sonde à demeure chez l’homme | AMI 4 | 12,60 € | 13,20 € |
| Éducation à l’autosondage, sondage éventuel compris | AMI 3,5 | 11,03 € | 11,55 € |
| Réadaptation de vessie neurologique | AMI 4,5 | 14,18 € | 14,85 € |
| Instillation et/ou lavage vésical, sonde en place | AMI 1,25 | 3,94 € | 4,13 € |
| Retrait de sonde urinaire | AMI 2 | 6,30 € | 6,60 € |
Ces montants correspondent uniquement à la valeur propre de l’acte. Un déplacement, une majoration de nuit ou une majoration de dimanche répondent à leurs propres conditions. Ne les ajoutez pas automatiquement.
Le point important reste le coefficient. La valeur monétaire de la lettre-clé évolue. Le coefficient NGAP permet donc de conserver une lecture stable du soin, même lorsque le tarif unitaire change.
La « pose de sonde » correspond-elle à une cotation spécifique ?
La NGAP ne présente pas une ligne intitulée « pose de sonde urinaire ». Elle utilise le terme cathétérisme urétral. Le coefficient est AMI 3 chez la femme et AMI 4 chez l’homme.
Ce vocabulaire compte lors de la facturation. Une formulation vague dans le dossier ne doit pas conduire à choisir un code par habitude. Il faut rattacher le soin au libellé NGAP correspondant.
Pourquoi le changement reprend-il les mêmes coefficients ?
Le changement d’une sonde urinaire à demeure possède son propre libellé. Il est coté AMI 3 chez la femme et AMI 4 chez l’homme. Les coefficients sont identiques au cathétérisme.
Cette égalité tarifaire ne rend pas les deux libellés interchangeables. Le cathétérisme et le changement restent deux actes distincts dans la nomenclature. La traçabilité doit correspondre au geste effectué.
Pose, changement et retrait : trois actes différents
Un dispositif, trois actes distincts
NGAP en vigueur, vérifiez la version actualisée.

Le mot « sonde » décrit un dispositif. Il ne décrit pas l’acte facturé. Pour coter correctement, commencez par identifier ce que vous avez réellement fait pendant le passage.
1. Cathétérisme urétral
Le cathétérisme correspond au sondage urétral prévu par la NGAP. La cotation distingue la femme et l’homme. Le coefficient est AMI 3 chez la femme et AMI 4 chez l’homme.
Ne transformez pas cette distinction en règle clinique générale. La nomenclature décrit une valorisation. Le cadre de compétences infirmières fixe séparément les conditions de réalisation du soin.
2. Changement d’une sonde à demeure
Le changement concerne une sonde déjà maintenue en place chez le patient. La NGAP conserve la distinction selon le sexe. Elle prévoit AMI 3 chez la femme et AMI 4 chez l’homme.
Le changement ne doit pas être confondu avec un simple contrôle du système. Une surveillance ne devient pas un changement parce qu’une manipulation du matériel a été nécessaire.
3. Retrait de sonde urinaire
Le retrait possède une cotation autonome : AMI 2. La NGAP ne distingue pas l’homme et la femme pour cet acte. Le même coefficient s’applique.
Le retrait mérite une vigilance particulière après une chirurgie. Dans ce contexte, des règles de cumul spécifiques peuvent s’appliquer. Elles sont détaillées plus loin dans ce guide.
Réflexe de cotation
Pose ou sondage = cherchez le libellé de cathétérisme. Changement = utilisez le libellé de changement. Retrait = AMI 2. Ne facturez pas un intitulé générique.
Que change le nouveau cadre infirmier de 2026 ?
Deux textes, deux questions
Compétence
Le soin peut-il être réalisé dans ce cadre par l’infirmier ?
Cotation
Quel libellé et quel coefficient NGAP correspondent au geste réalisé ?
Une évolution de compétence ne crée pas automatiquement une nouvelle cotation. NGAP en vigueur, vérifiez la version actualisée.

Le cadre de compétences infirmières a changé au 30 juin 2026. L’arrêté du 26 juin 2026 fixe désormais les actes et soins pouvant être réalisés par les infirmiers diplômés d’État.
Le texte distingue clairement les situations. Le changement et le retrait de sondes vésicales figurent parmi les soins pouvant être réalisés dans le cadre autonome infirmier. La pose de sondes vésicales figure, elle, dans le rôle sur prescription.
Cette évolution ne modifie pas, à elle seule, la cotation. Le champ de compétence et les conditions de prise en charge ne répondent pas au même texte. Pour facturer, il faut toujours revenir au libellé NGAP et aux conditions de remboursement applicables.
La NGAP du 21 juin 2026 reste la référence pour les coefficients remboursables. Elle continue de distinguer cathétérisme, changement, retrait, autosondage et autres soins génito-urinaires.
Le premier sondage chez l’homme reste-t-il une exception ?
L’ancien cadre prévoyait une réserve pour le premier sondage vésical chez l’homme en cas de rétention. Cette disposition figurait dans l’ancien article R.4311-10 du Code de la santé publique.
Cette disposition a disparu avec l’entrée en vigueur du nouveau cadre au 30 juin 2026. L’arrêté du 26 juin 2026 inscrit désormais la pose de sondes vésicales dans les soins sur prescription et ne reprend pas l’ancienne exception du premier sondage chez l’homme.
Cette réforme est récente. Pour une situation atypique ou une prescription ambiguë, vérifiez le texte applicable au jour du soin. Ne déduisez jamais les conditions de remboursement du seul cadre de compétence.
Compétence, cotation et facturation : trois niveaux
La compétence répond à une question simple : l’infirmier peut-il réaliser ce soin dans ce cadre ? La cotation répond à une autre question : quel coefficient NGAP correspond au geste ?
La facturation englobe ensuite la FSE, les droits, l’ordonnance, les majorations, la télétransmission et les retours de caisse. Ces trois niveaux doivent rester séparés.
Cette distinction devient encore plus utile avec l’avenant 11. Plusieurs évolutions tarifaires et professionnelles sont programmées. Notre article sur la convention infirmière 2026 détaille leur calendrier.
Comment appliquer les cumuls avec une sonde urinaire ?
Commencer par le contexte
La présence de deux soins ne signifie jamais deux actes à taux plein par défaut.
NGAP en vigueur, vérifiez la version actualisée.

La présence de plusieurs soins pendant un même passage ne signifie pas que chaque acte se facture à taux plein. La règle générale reste celle de l’article 11B de la NGAP.
Pour plusieurs actes réalisés pendant la même séance, l’acte au coefficient le plus élevé est facturé à taux plein. Le deuxième est normalement facturé à 50 % de son coefficient.
Les actes suivant le deuxième ne donnent généralement pas lieu à honoraires. Des dérogations existent. Elles doivent être prévues explicitement par la nomenclature.
Notre guide sur l’article 11B et les règles de cumul IDEL reprend le mécanisme complet et ses principales exceptions.
Retrait postopératoire : une dérogation importante
Le retrait d’une sonde urinaire possède une exception intéressante dans le cadre des soins postopératoires à domicile. La NGAP prévoit une association sans application de l’article 11B.
Le retrait de sonde en AMI 2 peut être associé à une séance de surveillance postopératoire. Il peut aussi être associé à une surveillance de cathéter périnerveux, selon le protocole prévu.
La surveillance ou le retrait postopératoire d’un drain de Redon peut également entrer dans cette association. La NGAP autorise alors les actes prévus sans la décote habituelle de l’article 11B.
Une limite reste très claire. La séance de surveillance postopératoire et la surveillance de cathéter périnerveux ne sont pas cumulables entre elles. Il faut choisir le libellé correspondant au soin réalisé.
Le contexte est strict. Ces actes concernent des patients éligibles à la chirurgie ambulatoire ou à un parcours de réhabilitation améliorée après chirurgie. Un protocole écrit est prévu par la NGAP.
Pour les détails du protocole, des plafonds et des autres actes associés, consultez notre guide sur la cotation des soins post-opératoires IDEL.
Situation fréquente : retrait de sonde et surveillance le même jour
Situation fréquente : un patient rentre à domicile après une chirurgie ambulatoire. Le protocole prévoit une surveillance clinique et le retrait de la sonde au passage du lendemain.
L’IDEL réalise les deux actes prévus. La NGAP permet l’association de la surveillance postopératoire et du retrait sans appliquer la décote de l’article 11B.
Le dossier doit rester cohérent. La prescription, le protocole et la traçabilité doivent permettre de comprendre pourquoi chaque acte a été réalisé et facturé.
Hors postopératoire : revenez à la règle générale
La dérogation postopératoire ne doit pas être étendue à tous les soins liés aux sondes. Hors situation expressément prévue, l’article 11B reprend sa place.
Si deux actes distincts sont réalisés pendant la même séance, vérifiez leur cumulabilité. Identifiez aussi les éventuelles règles propres à chaque libellé avant de préparer la FSE.
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Autosondage, vessie neurologique et lavage vésical
Autour de la sonde, plusieurs actes ont leur propre libellé
Ne pas rabattre tous les soins sur AMI 3 ou AMI 4.
NGAP en vigueur, vérifiez la version actualisée.

Le cluster « sonde urinaire » dépasse la pose et le retrait. La NGAP prévoit plusieurs actes dédiés. Ils répondent à des situations différentes et ne doivent pas être regroupés sous une cotation générique.
Éducation à l’autosondage : AMI 3,5
L’éducation à l’autosondage est cotée AMI 3,5. Le libellé inclut le sondage éventuel. La NGAP limite cette prise en charge à dix séances.
Le mot « éducation » est central. L’acte ne correspond pas à une succession de sondages réalisés à la place du patient. La cotation vise l’apprentissage de l’autosondage.
La NGAP prévoit une incompatibilité précise. L’éducation à l’autosondage ne se cumule pas avec le cathétérisme urétral ou le changement de sonde urinaire.
Cas typique illustratif : un patient débute un apprentissage après avis médical. La séance comprend l’accompagnement et, si nécessaire, un sondage. L’AMI 3,5 couvre déjà ce sondage éventuel.
Réadaptation de vessie neurologique : AMI 4,5
La réadaptation de vessie neurologique comprenant le sondage éventuel est cotée AMI 4,5. Le texte l’isole clairement de l’éducation à l’autosondage.
Cette cotation ne se cumule pas non plus avec le cathétérisme urétral ou le changement de sonde. Le sondage éventuel est déjà compris dans le libellé.
Une erreur fréquente consiste à ajouter un AMI 3 ou AMI 4 au motif qu’un sondage a été réalisé. La NGAP exclut cette addition pour ces deux actes.
Instillation ou lavage vésical : AMI 1,25
L’instillation et le lavage vésical avec sonde en place relèvent d’un autre libellé. La cotation prévue est AMI 1,25.
La présence d’une sonde ne suffit donc pas à utiliser AMI 3 ou AMI 4. Ces coefficients concernent le cathétérisme et le changement de sonde à demeure.
Un lavage sur une sonde déjà en place reste un acte différent. La documentation doit refléter cette réalité pour éviter une incohérence entre le soin tracé et la cotation transmise.
Pose isolée d’un étui pénien : AMI 1
La NGAP prévoit aussi la pose isolée d’un étui pénien, une fois par vingt-quatre heures. Cet acte est coté AMI 1.
Il ne s’agit pas d’une sonde vésicale. Le dispositif est externe. Cette différence évite d’assimiler un soin d’incontinence à un cathétérisme urétral.
Les erreurs de cotation les plus fréquentes
Avant d’envoyer la FSE
Les erreurs les plus coûteuses viennent souvent d’un mauvais libellé, d’un cumul mal lu ou d’une confusion entre compétence et cotation.
NGAP en vigueur, vérifiez la version actualisée.

Les erreurs sur les sondes urinaires viennent rarement d’un calcul complexe. Elles viennent surtout d’un mauvais libellé, d’un cumul mal lu ou d’une confusion entre compétence et facturation.
Erreur 1 : facturer « une sonde » sans identifier le geste
La sonde n’est pas une cotation. Vous devez savoir si le soin correspond à un cathétérisme, un changement, un retrait, un lavage ou un acte éducatif.
La bonne méthode consiste à partir du geste. Cherchez ensuite le libellé exact dans la NGAP. Cette logique réduit les décisions prises par automatisme.
Erreur 2 : utiliser AMI 3 ou AMI 4 pour tout soin sur sonde
AMI 3 et AMI 4 concernent le cathétérisme et le changement de sonde à demeure. Un lavage vésical avec sonde en place est coté AMI 1,25.
Le retrait est coté AMI 2. L’éducation à l’autosondage est cotée AMI 3,5. La réadaptation de vessie neurologique est cotée AMI 4,5.
Erreur 3 : ajouter un sondage à l’autosondage éducatif
Le libellé AMI 3,5 précise que le sondage éventuel est compris. Il ne faut donc pas ajouter un cathétérisme pour le même geste pendant la séance.
La NGAP écrit aussi que l’éducation à l’autosondage ne se cumule pas avec les cotations de cathétérisme ou de changement de sonde.
Erreur 4 : appliquer la dérogation postopératoire partout
L’association à taux plein du retrait de sonde avec certains actes de surveillance appartient au chapitre des soins postopératoires. Elle ne devient pas une règle générale pour toutes les tournées.
Vérifiez le contexte, le protocole et les actes réellement réalisés. Une exception NGAP ne doit jamais être étendue par analogie à une autre situation.
Erreur 5 : confondre la nouvelle compétence de 2026 avec une nouvelle cotation
Le nouveau cadre infirmier a modifié le périmètre professionnel. Il n’a pas créé une nouvelle ligne tarifaire appelée « pose autonome de sonde ».
Pour facturer, revenez toujours à la nomenclature. Pour la compétence, consultez le cadre réglementaire applicable au jour du soin. Les deux lectures se complètent.
Erreur 6 : oublier la revalorisation programmée de l’AMI
En août 2026, l’AMI vaut 3,15 euros en métropole. L’avenant 11 prévoit une première revalorisation à 3,35 euros, annoncée pour novembre 2026, puis 3,45 euros au 1er novembre 2027.
Le coefficient de l’acte ne change pas pour cette seule raison. C’est la valeur monétaire de la lettre-clé qui évolue. Votre logiciel doit appliquer le tarif en vigueur.
Pour retrouver d’autres pièges issus de la pratique, consultez notre dossier sur les erreurs de cotation IDEL.
Erreur 7 : croire qu’une bonne cotation garantit le paiement
Une cotation juste n’est qu’une partie du processus. Une FSE peut encore rencontrer une anomalie de droits, de prescription, de prescripteur ou de télétransmission.
La cotation attribue le bon code. La facturation englobe la saisie, la FSE, la transmission, le suivi et la correction des anomalies.
Après la télétransmission, le retour NOEMIE indique le traitement de la facture. Un rejet doit être lu, corrigé puis suivi jusqu’au règlement.
Si les anomalies s’accumulent, notre guide pour gérer les rejets et impayés IDEL détaille la méthode de reprise.
Ce que nous constatons régulièrement
Ce que nous constatons régulièrement : le soin est bien réalisé, mais le dossier utilise une formulation trop vague. La facturation est ensuite construite sur le mot « sonde » seul.
Cette méthode augmente le risque de choisir un coefficient voisin. Une traçabilité précise facilite la cotation, le contrôle interne et la réponse en cas de question de caisse.
Cas illustratif : le changement devient un simple « entretien »
Cas illustratif : une IDEL remplace une sonde à demeure chez un homme. Le dossier mentionne seulement « entretien sonde ». La description ne reflète pas le geste réalisé.
La NGAP prévoit pourtant un libellé clair pour le changement. Une trace précise permet de rattacher l’acte à AMI 4 et de justifier la cotation retenue.
Une ordonnance imprécise doit-elle être interprétée ?
Une ordonnance ambiguë ne doit pas être transformée en consigne précise par supposition. La nature du soin, sa fréquence et son contexte doivent être suffisamment clairs.
Si le libellé ne permet pas d’identifier l’acte, rapprochez-vous du prescripteur selon votre situation. Pour la facturation, gardez une cohérence entre prescription, soin réalisé et FSE.
Questions fréquentes sur la cotation d’une sonde urinaire
Quelle cotation pour une pose de sonde ?
La NGAP utilise le libellé de cathétérisme urétral. Il est coté AMI 3 chez la femme et AMI 4 chez l’homme. En août 2026, cela représente 9,45 euros et 12,60 euros en métropole. Vérifiez la NGAP en vigueur et les conditions de prise en charge au jour du soin.
Quelle cotation pour changer une sonde ?
Le changement d’une sonde urinaire à demeure est coté AMI 3 chez la femme et AMI 4 chez l’homme. La NGAP distingue cet acte du cathétérisme, même si les coefficients sont identiques. La traçabilité doit préciser qu’il s’agit d’un changement de sonde à demeure.
Quelle cotation pour retirer une sonde ?
Le retrait d’une sonde urinaire est coté AMI 2, sans distinction entre homme et femme. Dans certains soins postopératoires, il peut être associé à une surveillance ou à un soin de drain sans application de l’article 11B. Cette dérogation dépend du cadre prévu par la NGAP.
L’autosondage se cumule-t-il avec AMI 3 ?
Non. L’éducation à l’autosondage est cotée AMI 3,5 et comprend le sondage éventuel. La NGAP précise que cette cotation ne se cumule pas avec le cathétérisme urétral ou le changement de sonde. Elle est limitée à dix séances.
Combien vaut AMI 3 en 2026 ?
En août 2026, un AMI 3 vaut 9,45 euros en métropole, avec une lettre-clé à 3,15 euros. Dans les DROM et à Mayotte, il vaut 9,90 euros avec une lettre-clé à 3,30 euros. L’avenant 11 prévoit une première revalorisation de l’AMI à 3,35 euros, annoncée pour novembre 2026.
Le lavage vésical se cote-t-il AMI 3 ?
Non. Une instillation ou un lavage vésical sur sonde en place est coté AMI 1,25 dans la NGAP. AMI 3 et AMI 4 correspondent au cathétérisme et au changement de sonde à demeure. Le geste réellement effectué détermine le libellé à utiliser.
Sécuriser la cotation avant la télétransmission
Une cotation fiable commence avant la cotation
Le bon réflexe consiste à partir du geste, retrouver le libellé, vérifier les cumuls puis seulement préparer la transmission.
NGAP en vigueur, vérifiez la version actualisée.

Pour une sonde urinaire, la première question n’est pas « quel AMI ? ». La première question est « quel acte ai-je réellement réalisé ? ». Le coefficient vient ensuite.
Le cathétérisme est coté AMI 3 chez la femme et AMI 4 chez l’homme. Le changement reprend ces mêmes coefficients. Le retrait est coté AMI 2.
L’éducation à l’autosondage relève d’AMI 3,5. La réadaptation de vessie neurologique relève d’AMI 4,5. Le lavage vésical sur sonde en place relève d’AMI 1,25.
Les cumuls doivent être lus avec l’article 11B et les dérogations prévues. Le contexte postopératoire possède une règle spécifique pour le retrait de sonde.
La NGAP évolue. Le cadre de compétences infirmières a aussi changé en juin 2026. Vérifiez donc la version officielle au moment de facturer, surtout après une évolution conventionnelle.
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Sources
- Assurance Maladie, nomenclature générale des actes professionnels
- Assurance Maladie, nomenclatures NGAP et LPP pour les infirmiers
- Assurance Maladie, tarifs conventionnels des infirmiers libéraux
- Légifrance, liste des actes et soins réalisables par les infirmiers diplômés d’État
- Assurance Maladie, avenants à la convention nationale des infirmiers
- Assurance Maladie, accord conventionnel sur la revalorisation de l’AMI
- Légifrance, approbation de l’avenant à la convention des infirmiers libéraux
- Légifrance, avenant relatif aux soins postopératoires infirmiers
